On les prenait pour des cruches

On les prenait pour des cruches

Par Jean-Pierre Brun.
Comment réinterpréter un passage d’Horace et faire ressurgir le commerce du vin dans l’empire romain en rectifiant une fausse interprétation des amphorettes à fond plat.

Archéologue, professeur au Collège de France et médaille d’argent du CNRS, spécialiste du commerce de l’huile et du vin dans la Méditerranée antique, Jean-Pierre Brun suit d’indice en indice la circulation des amphorettes à vin de Campanie, depuis les forts romains surveillant la route des caravanes vers l’Inde jusqu’à Pompéi, en passant par les îles Lipari, et en conclut que les banqueteurs stigmatisés dans les satires d’Horace ne vidaient pas de simples gobelets mais buvaient directement à d’énormes bouteilles un vin exporté dans tout l’empire romain.

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